douzefevrier - Julie Bourges

@douzefevrier - Julie Bourges

« Le sport m’a aidée à reprendre confiance en moi.»

Julie Bourges, 21 ans, est la toute première ambassadrice officielle foodspring pour la France. A la suite d'un accident, elle a utilisé le sport pour, selon ses propres mots, se sortir de l'hôpital et de la dépression.
Une personnalité touchante, ainsi qu'un courage et une motivation des plus impressionnants ; nous sommes incroyablement fiers de la compter parmi nos ambassadrices, et sommes heureux de pouvoir l'accompagner chaque jour.
Découvrez ici Julie, son mental d'acier, ses produits préférés, son entraînement type, son alimentation, et bien plus encore.

Son histoire :

Histoire de Julie

Après avoir été victime d'un accident qui l'a laissée brûlée au 3ème degré sur plus de 40% de son corps, et la plongée dans un coma artificiel d’environ deux mois et demi, Julie Bourges a fait preuve d’un immense courage et d’une détermination a toute épreuve. Elle a dû tout réapprendre, en commençant par marcher.

Aujourd'hui, elle est plus forte et plus motivée que jamais. C'est grâce à Instagram qu'elle a appris à se reconstruire, au travers de son compte @douzefevrier qui regroupe maintenant plus de 100,000 abonnés.

Training.

Voici le programme de Julie, qu'elle trouve idéal pour ses objectifs. Et si elle n'a pas le temps d'aller à la salle ? Elle nous répond :

« Si je n'ai pas le temps, je m'entraîne chez moi, en répétant les mêmes exos grâce aux haltères que j'ai à la maison. Sinon je travaille aussi beaucoup au poids du corps ! »

Nutrition de Julie
Lundi : Bas du corps

  • Adducteurs + Abducteurs
  • Leg curl + Leg extension
  • Squats
  • Fentes
  • Hip thrusts
  • Donkey kicks
Mardi : Haut du corps 1

  • Dips + Tractions
  • Pompes
  • Extensions triceps (haltères)
  • Biceps curl barre + hammer curls (prise marteau)
  • Développé couché/li>
Mercredi : Repos
Jeudi : Bas du corps

  • Adducteurs + Abducteurs
  • Leg curl + Leg extension
  • Squats
  • Fentes
  • Hip thrusts
  • Donkey kicks
Vendredi : Haut du corps 2

  • Extensions lombaires
  • Pull over
  • Rowing unilatéral
  • Élévations latérales + frontales
  • Rowing assis (machine)
Samedi : Repos
Dimanche : Cardio

  • 30 min course sur tapis
  • 15 min vélo
  • 30 min abdos

Nutrition. 

« Pour moi la clé c'est de ne pas grignoter entre les repas ! Les abdos sont avant tout dans l'assiette. »

Nutrition de Julie
Chaque matin, je prends mon bol de Muesli foodspring accompagné de fromage blanc, et j'y rajoute des graines de Chia et baies de Goji. En général, je m'entraîne après le petit-dej parce que le muesli m'apporte tout ce dont j'ai besoin en apports énergétiques pour faire une bonne séance !
À la fin de la séance, je bois généralement une CocoWhey pour nourrir mes muscles.
Le midi j'opte souvent pour une viande blanche accompagnée de féculents ou d'une bonne omelette histoire d'avoir un bon apport en protéines. Si j'ai une petite faim dans la journée, je prends mes petits Crunchy Fruits ou une barre protéinée (cookiiiiie évidemment !)
Et le soir je mange quelque chose de léger ; légumes et poisson, par exemple. Je bois aussi beaucoup d'eau, c'est très important.

Interview exclusive

« La vie vaut la peine d’être vecue. »

À 3 ans, ses premiers grands écarts. À 10 ans, son premier salto arrière. À 15 ans, récompensée meilleure gymnaste au niveau régional.
Et à 16 ans, son corps fut brûlé à 40%. La suite ci-dessous, racontée par Julie elle-même.
Chapitre 1: Le carnaval

Nous avions organisé le carnaval à mon lycée, et une amie et moi nous étions déguisées en moutons. Ce n’était déjà pas facile à faire, avec ces bouts de coton collés de la tête aux pieds, mais nous avons bien rigolé.

Mon amie m’a demandée à la fin de la journée, dans le bus, si je voulais fumer une cigarette avant d’arriver chez mes parents. Dans notre cachette bien sûr- on n’avait que 16 ans à l’époque, et on fumait

Chapitre 2: L’accident

Mon amie m’a regardée tout d’un coup, et s’est mise à crier : tu brûles, tu brûles ! Les flammes étaient déjà partout. Elles ont commencé à mes pieds, et en un clin d’oeil, étaient partout sur mon corps, jusqu’à mon cou. Je me suis levée et ai couru. Couru, et couru. J’ai crié à l’aide, à l’aide ! Une voisine a tenté de me libérer en découpant le costume pour me l’enlever.

Mais il ne restait plus qu’une petite partie de mes manches. Je ne comprenais pas complètement ce qui se passait autour de moi. Puis les pompiers m’ont arrosé d’eau. C’était l’horreur absolue. L’adrénaline était tellement forte, que je suis allée moi-même jusqu’à l’ambulance. C’est lorsqu’on m’a enfilé le masque, et mise dans un coma artificiel, que mes souvenirs se sont embrumés.

Chapitre 3: Le réveil

Ce fut ma première pensée au réveil. C’était le 31 Avril. Évidemment, je n’avais aucune idée que tant de temps s’était écoulé. Quand mes parents sont enfin arrivés dans la chambre, c’est là que le moment le plus difficile a commencé : qu’ils m’ont raconté ce qu’il s’était passé, l’accident, le coma artificiel de deux mois et demi dans lequel on m’avait placée. Je refusais tout, je ne croyais tout simplement pas ce qu’ils essayaient de me dire.

Chapitre 4: Le reflet du miroir

Elle me l’a tenu directement devant le visage. Et je m’en suis rendu compte : mes cheveux longs avaient disparu. Mon crâne complètement dénudé, rasé. En effet, les médecins avaient besoin de peau intacte pour les greffes. Mes bras, recouverts d’une couche de bandages aussi épaisse que mes poings.

Avant cela, j’étais la blonde toute mignonne que tout le monde aimait. Mon apparence m’était incroyablement chère, je faisais énormément de gym. À présent, je ne pouvais même plus tenir debout correctement.

Je suis restée couchée pendant près de quatre mois. À côté de mon lit, une photo de moi en plein salto. Mon chirurgien m’a dit qu’il me serait impossible de refaire ce salto avant l’été 2016. Ma première pensée : impossible ! C’est déjà à l’hôpital que j’ai recommencé à faire l’équilibre sur mes mains. C’est sur mes mains que j’ai recommencé pour la première fois ! En tout cas, tant que mes jambes ne pouvaient pas encore me supporter.

Chapitre 5: Dur travail

Je me suis beaucoup étirée. Pas pour les muscles, mais pour la peau. C’est ce qui se passe avec les greffes : lorsqu’on reste immobile, la peau durcit. Et cela m’aurait beaucoup restreinte. J’étais si fière lorsque j’ai réussi à marcher de l’avant jusqu’à l’arrière de l’hôpital, sans béquilles, sans avoir la tête qui tourne, sans tomber. Je n’ai pas entraîné que ma souplesse, mais aussi mon mental.

Chapitre 6: Le sport, mon ami

Quand, après plus de cinq mois, je suis sortie de l’hôpital, j’ai directement repris la gym. Entre les sauts et les saltos, ce n’était pas facile, mais c’était stimulant. Bien sûr, il y a eu un très long chemin à parcourir entre ces premiers pas dans le couloir de l’hôpital et le sport que je peux faire aujourd’hui. Et je n’avais jamais imaginé pouvoir me sentir comme ça - si forte, si libre par rapport à tout cela, et à ces photos.

Je m’entraîne toujours avec un peu plus de poids, à faire quelques répétitions de plus. Je dépasse constamment mes propres objectifs. Quand je vois une autre fille avec plus de biceps ou plus d’abdos que moi, sincèrement, ça m’est égal. Quand je me vois maintenant dans le miroir, je vois mon corps, pas celui d’une autre.

  • 1. Ne pas avoir peur. Avant le sport, il faut remettre à 0 ses peurs et ses points faibles.
  • 2. Arrêter de repousser au lendemain
  • 3. Rester soi-même

Chapitre 7: Le Phoenix

Je porte mon phœnix tatoué sur le dos. Je ne le vois pas souvent mais je sais qu’il est là. Je suis devenue une personne totalement différente. Je n’ai pas honte de mes cicatrices, je suis fière d’elles. Mon accident a été un grand choc, une terrible douleur. J’ai eu beaucoup de difficultés à montrer ces cicatrices. J’ai essayé d’éviter les t-shirts lorsque j’allais à la salle. Ç’a été très difficile pour moi d’accepter tout ça.

Je me suis ouverte aux autres pour mieux me libérer. Parler ouvertement. Montrer mes cicatrices. Raconter mon histoire. Avec mes photos je montre aux autres que je ne lâche rien, et eux m’aident à renforcer ma confiance en moi. Je veux montrer que malgré les difficultés qu’on peut rencontrer, et que nous ne comprenons pas toujours du premier coup, nous devons attaquer, continuer, jamais abandonner. C’est ce que j’essaie de partager. Honnêtement.

Chapitre 8: L’amour de soi

Je me sens bien dans mon corps, je ne suis presque jamais malade. Je sens que mon corps va bien. Tout simplement parce que je sais ce que c’est quand notre corps n’est plus notre meilleur ami.

Nous savons tous à quel point la nourriture dans les hôpitaux est mauvaise : et le plus souvent sans protéines ! Ça épuise le corps. Avant mon entraînement, je mange toujours une barre protéinée qui m’aide à me booster. Je me rend compte rapidement que tout mon corps me crie MERCI !

  • 1. Boire beaucoup, beaucoup, beaucoup
  • 2. Entre les repas, ne pas grignoter de cochonneries.
  • 3. Porter une attention particulière aux aliments riches en protéines.

Chapitre 9: L’élixir de vie

Il y a deux ans, j’aurais voulu revenir en arrière pour faire en sorte que mon accident n’ait pas lieu. Mais aujourd’hui, je ne veux plus changer quoi que ce soit. Il m’est arrivé tellement de choses positives depuis mon accident que celui-ci paraît minuscule en comparaison.

Quand je regarde en arrière, je ne vois pas seulement l’accident, mais tout le chemin que j’ai parcouru depuis. J’ai donc écrit moi même mon crédo: La vie vaut la peine d’être vecue.